« CARPE DIEM – CUEILLE LE JOUR ! »

La première mondiale de “ Carpe diem Cueille le jour ! ” aura lieu à Tokyo le 26 octobre 2014, au SHERATON GRANDE TOKYO BAY HALL, dans le cadre du 38ème Congrès mondial de la Danse de l’Unesco.

Chorégraphié en partie sur des transcriptions pour piano de l’opéra ”Tristan et Isolde” de Richard Wagner, ce solo invite à cueillir le jour… et la chance qu’il renouvelle avec lui ! Cette chance qui nous est offerte chaque matin de la vie d’être Tristan et cueillir son Isolde avant que, délaissée et négligée elle ne se laisse dépérir. Aller de son vivant, à la rencontre de cette part féminine, source vive d’évolutions et accepter de muter, quitte comme Ulysse, à se faire attacher au mât pour ne pas faillir, ou céder aux chants des sirènes.

Une danse inspirée par cette subtile invitation physiologique et biologique à célébrer en soi ce mariage entre Roméo et Juliette, Aurore et Désiré, Isis et Osiris et toutes ces grandes figures de couple que l’Occident transmet comme un modèle social à reproduire, là où plus secrètement, l’Orient les scelle au cœur de nos entrailles comme une majesté à devenir.

De moins en moins sollicité à faire usage de son corps, l’homme moderne ne sait plus voyager vers lui. La connaissance et l’intelligence que cette moitié-là détient et délivre par la matière et les cellules lui échappent. Désorienté, ne sachant plus bander ses muscles à la colonne vertébrale, son mât,  il cède aux sirènes extérieures et passe longtemps à côté de Juliette, d’Isis, d’Aurore et de lui-même sans le savoir.  Est-ce cela qu’on nomme vanité ?

Fidèle à une danse au service du sens, des émotions et de cette relation privilégiée qui se tisse dans l’instant entre l’artiste sur scène et un public, cette pièce ouvre le cycle des “VANITAS VANITUM, OMNIA VANITAS”, à travers lequel Etienne Frey explore la place de l’homme, du danseur, du vivant et du sacré dans la société contemporaine, tout comme dans le monde hyper informatisé, virtualisé et commercialisé du spectacle et du divertissement aujourd’hui. Une recherche d’équilibriste entre la part universel de l’homme qui avance irréversiblement en âge, et celle plus singulière d’un artisan danseur chorégraphe aux prises avec son temps.

 “Qualis artifex pereoQuel artiste mourra avec moi ?” et “Novissima verbaDernière parole ” viendront tranquillement compléter ce premier volet dans le courant de la saison prochaine.

OU : SHERATON GRANDE TOKYO BAY HOTEL, Tokyo
QUI : CID-UNESCO, JAPAN COMMITTEE
38th World Congress on Dance Research
QUAND :  Vendredi 26 octobre 2014 – dès 17 heures
PLUS D’INFOS : http://cidtokyo-wdc.com & http://cid-tokyo.org.


          

pointK